"Ecrire n'est-ce pas se lever au milieu de la nuit, parmi les choses réelles et irréelles, proches et étrangères, aller jusqu'au bout de sa folie, troubler le sommeil des gisants, annoncer l'aube ?" Jean Sulivan.

"Ecrire n'est-ce pas se lever au milieu de la nuit, parmi les choses réelles et irréelles, proches et étrangères, aller jusqu'au bout de sa folie, troubler le sommeil des gisants, annoncer l'aube ?"  Jean Sulivan.
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xx Et si tout n'était qu'illusion ?
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Laisser vous emporter par la magie des rêves.
Bienvenue.






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Et si rien_ n'existait ? xx
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# Posté le vendredi 17 août 2007 16:38

Modifié le lundi 25 février 2008 12:32

"L'écriture est une délivrance qui, phrase après phrase, mot après mot, devient un esclavage." Alain Bosquet

"L'écriture est une délivrance qui, phrase après phrase, mot après mot, devient un esclavage."  Alain Bosquet
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Bonjouur :)

Ce skyblog est basé sur une fiction, donc je ne vais pas m'attarder à une description ^^.

Les personnages et l'histoire sont le fruit de mon imagination, dite moi ce que vous en pensez. Les critiques constructives sont les bienvenues ! =)

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser, j'essayerai d'y répondre du mieux que je peux !


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xx Chapitre 1 : La vie me tue. ||




Ca fera bientôt trois mois que je meurs ici. Ca se fête, non ? Seule, dans ma chambre. Après tout, pourquoi changer les habitudes ? Et comme tous les jours précédents, je m'évade dans ma musique. Les écouteurs bien enfoncés dans mes oreilles, assise sur le rebord de ma fenêtre à barreaux. J'essaye de passer ma tête entre deux d'entre eux pour sentir les gouttes de pluie s'écraser sur mon nez rougi par le froid. Je fredonne les paroles d'AFI. Je change un peu, écouter Tokio Hotel toute la journée devient lassant .. Et me rappel avant. Avant cette putain de dose un peu trop forte. Celle qui ma conduite dans ce foutu bâtiment. Personne n'aurait remarqué, si je n'avais pas été aussi bornée. Et puis c'est lui, aussi. C'était trop tentant. Et ça fait maintenant trois mois que ma vie se résume à ma musique, ces barreaux et les cachets. Je dors assez peu. Mais ça, depuis que je suis môme. Je n'en ai pas énormément besoin. Et la nourriture est dégueulasse, j'ai arrêté d'y toucher. Sauf de temps à autre, si le directeur me force. Oh, oui. Evidement. J'ai déjà essayé de mettre les doigts dans ma gorge, mais rien n'y fait. Je n'ai jamais réussi. On arrive au mois de décembre. Et l'hiver arrive avec. C'est la saison que je préfère. Je passe des heures à observer la neige tomber. Ca me fascine, tous ces petits flocons. Je revois encore, lors de mon septième anniversaire, ma mère me regarder couchée dans la neige en me disant : « Eh bien, voilà une jolie petite fille qui va vite se transformer en bonhomme de neige si elle continue ! ». Alors elle s'approchait de moi, et me chatouillait pendant de longues minutes, pour finir écroulée de rire à côté de moi. Deux jours après, on se retrouvait souvent avec un rhume et un souvenir en plus. A cette époque là, j'étais une petite fille sage, avec deux petites couettes blondes entourant mon visage. Quelques années plus tard, je suis devenue une ado, toujours petite, aux cheveux noirs et rouges, percée à plusieurs endroits, et ayant été chassée de la maison parentale. Je me suis faite accueillir chez plusieurs amies différentes pendant un an. Et il y a deux ans, j'ai trouvé un petit loft avec deux amies, Heidi et June. Bon, il est petit et pas très luxueux, c'est sûr, mais c'est déjà ça. Pas facile de payer un loyer faux dire. Une note que je reconnaîtrais entre mille me sort de mes pensées. Non, je m'étais promis de ne plus les écouter. Je passe à la chanson suivante, encore eux. Je souffle et jette nerveusement mon Mp3 sur mon lit. Mon regard se re-concentre ensuite sur la pluie. Je l'écoute tomber sur la rue, je suis ses perles d'eau glisser contre la vitre. Je vois les gens courir pour se mettre à l'abri. J'observe la vie, simplement. Merde, Max, le gardien du couloir 4 (le mien) frappe à la porte. Le jour des visites, j'avais oublié.
Moi : '' J'arrive.'' Je dis ça d'un ton las, comme d'habitude.
Je me dirige vers le petit salon prévu pour les visiteurs et aperçois Heidi et June qui me regardent avec un air faussement joyeux. Heidi fait le premier pas et me prend dans ses bras.
Heidi : '' Ma petite Lilouu ! ''
June : '' Lil', je suis contente de te voir ! '' Elle se joint à nous et nous prend toutes les deux contre elle. Si ce n'est pas émouvant ça ! Pathétique.
Moi : '' Salut les filles. ''

Heidi est d'origine Allemande, d'où son prénom. Elle est grande, et a de longs cheveux lisses teints en noirs devenant rose vers les pointes. Ses oreilles sont percées comme les miennes, c'est-à-dire deux d'un côté, quatre de l'autre et sa langue est traversée d'une belle boule rouge et noire. June est aussi grande qu'elle, les cheveux bruns foncés légèrement crollés lui retombants sur les épaules, parsemés de fines mèches bleues. Une petite barrette retient généralement ses mèches rebelles et un anneau bleu marin orne son arcade gauche. Sa langue est également percée, comme la mienne d'ailleurs. En réalité, nous l'avons toutes les trois fait en même temps. Une idée assez débile pour ma part, car c'est la goutte qui a fait déborder le vase. C'est dix minutes après l'avoir fait que j'ai été chassée de chez moi. Mais je ne le regrette pas. Leurs yeux sont comme les miens, de couleur brune et surlignés d'un large trait noir. Notre but premier n'est pas la provocation, même si beaucoup le voit de cette manière. On aime se démarquer, c'est vrai, mais surtout avoir notre propre style. Quoi qu'en pense certaines personnes. Ce point commun a été le début de notre amitié. On s'est rencontrées dans un pogo, lors d'un concert dans un petit festival pas trop connu. Si Heidi ne m'avait pas frappée (involontairement évidemment !) et que je n'avais pas frappée June en pensant qu'elle m'avait donné le premier coup, nos chemins se seraient séparés après ce concert. Comme quoi .. Nous voilà trois ans après, à partager le même loft. Enfin, jusqu'à il y a trois mois.

June : '' Alors .. comment tu vas ? '' Je souffle c'est à peine si elles osent me regarder dans les yeux.
Moi : '' Tu veux dire ''Alors, comment se passe ta cure de désintoxication, la drogue ne te manque pas trop ? ''. Si, d'ailleurs j'ai fait une crise pour avoir une dose hier mais ils n'ont pas voulu et m'ont remise en quarantaine pour que je me calme. '' Elles se lancent des regards gênés. Je sais qu'elles n'aiment pas que je leur parle de ça. En tout cas pas de cette manière. Je roule les yeux et m'assois sur une chaise.
Moi : ''Alors Ju, tes parents ont fini par accepter que tu habites avec nous ? ''
Pendant un an et demi, j'ai habité seule avec Heidi. June devait terminer ses secondaires avant de pouvoir emménager dans notre loft.
June : '' Ben .. Je pense que oui, ils m'ont versés un peu d'argent. ''
Heidi me regarde droit dans les yeux.
Heidi : '' Tu n'as toujours pas mangé ? '' Je ne répond rien.
Elle prend sa tête dans ses mains et nous lance un ''Putain de bordel de merde'' dans un soupir.
June : '' Lilou ! Mais merde quoi, reprend toi ! Tu veux crever, c'est ça ?! '' Sa voix est remplie de reproches, malgré sa faible tentative pour les cacher.
Moi : '' Peut-être bien, oui. '' Bien sûr, je ne pense pas ce que je viens de dire. Enfin, crever ne me dérangerait pas plus que ça. Mais jamais je ne provoquerais ma propre mort. Non, je ne suis pas suicidaire. Je vois leurs regards apeurés et ris d'un rire amer.
Heidi : '' Lil' arrête de te foutre de nous. On veut t'aider, mais tu ne facilites pas les choses ! '' Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre. J'hausse les épaules et me lève.
June : '' Fred a été arrêté. '' J'arrête mon mouvement et reste figée quelques secondes, leur tournant le dos. Je ferme les yeux et les rouvres. J'essaye de garder mon ton habituel, c'est-à-dire neutre.
Moi : '' Ouais. Bah c'est cool. ''
Heidi : '' Lilou tu comprends rien ? C'est fini ! Tu peux arrêter tes conneries ! ''
Je repars vers ma chambre, sans me retourner. Je ferme ma porte et hurle le plus fort que je peux, avant de frapper poings fermés dans tout ce qui me passe sous les mains.
? : '' Alors, c'est ça l'effet de savoir que Fred a été arrêté ? ''
Mais qu'est-ce qu'ils ont tous avec lui ?! Je me retourne et vois Max dans l'entrebâillement de la porte. Il me regard, un sourire narquois perché sur son visage. Il referme la porte au moment où ma lampe vient s'écraser dessus.
Moi : '' TA GUEULE MAX, TA GUEULE !! '' Je shot nerveusement dans les débris de l'objet et m'assois contre la porte. Fred, c'est mon ex. C'est lui. Lui qui m'a plongée dans cette merde. Lui qui m'a tenté avec cette putain de dose, celle qui m'a emmenée à l'hosto avant d'être ici. Mon ex et mon dealer. Et pour la première fois depuis longtemps, je suis soulagée. Ce connard ne pourra plus rien contre moi.
L'heure de manger arrive. Préférant faire l'associable, on apporte généralement la bouffe dans ma chambre. Et merde, le directeur. Je vais être forcée d'ingurgiter ces choses. Je lui lance un regard mauvais, les bras croisés.
Mr Grhastine, le directeur : '' Eh bien, Mademoiselle Lilou. J'espère qu'on a faim aujourd'hui ! '' Quel ironie, seigneur.
Je lève les yeux au ciel. Non mais je vous jure, encore une fois qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre ! Je ne dit rien et m'assois sur le lit. Max me pose mon plateau devant moi. Ce con de directeur me regarde, un fau sourire aux lèvres. J'observe le contenu de mon assiette avec dégoût, avant de me résigner à enfourner une cuillère de purée. Dix minutes plus tard, ils repartent en emportant le plateau. Une fois la porte fermée, je me dirige mollement vers les toilettes, espérant cette fois que mon doigt servira à quelque chose. Je penche et l'enfonce donc le plus loin possible dans ma gorge. Quelques larmes coulent, mais je les retiens comme je peux. Ce n'est pas aujourd'hui que j'y arriverai. Après quelques minutes, je sors en frappant dans le mur qui, à force, aura la marque de mon poing.
Moi : '' ET MERDE ! '' Je fulmine intérieurement.
? : '' On arrive toujours pas à vomir ? '' Quelle délicatesse. Encore ce stupide gardien de couloir qui arrive à chaque fois au mauvais moment. Il referme cette fois la porte avant que le reflex d'attraper un objet me vienne à l'esprit. Je l'entend me crier un ''Dommage'', de loin. Pfff. Quel con. Je remet mes écouteurs et retourne à ma fenêtre à barreau. Je suis enfin seule et je sais que plus personne ne viendra me déranger. J'allume mon Mp3. Raah. Je suis décidément de plus en plus conne. Je n'ai pas supprimé leurs chansons. Je n'ai pas la force de la passer. « Du bist nicht alleine. » Ta gueule Bill, ta gueule. « Ich bin da. » Mon cul. Arrête de mentir. Je laisse ma tête tomber contre les barreaux, et vois une larme tomber sur une voiture. La mienne. Coulant parmi tant d'autre.
Moi : '' Non. J'avais promis. Je ne les écouterai plus. '' J'éteins mon Mp3 et me met sous mes draps. J'en ai marre. Je ne veux plus me réveiller.

J'avais laissé les rideaux ouverts. La lumière rempli toute la pièce et m'éblouie malgré mes yeux encore fermés. Bordel, j'avais dit que je ne voulais plus me réveiller ..
? : ''Euh, salut. '' Hein ? Non mais y a moyen qu'on s'incruste dans ma chambre ou quoi ?! Je me retourne, histoire de voir qui aura l'honneur et le privilège de se prendre je ne sais quel objet dans la poire aujourd'hui. Oh bordel. Tout sauf ça putain. Mais la vie m'en veut vraiment ? Je continue de m'apitoyer sur mon sort alors que l'autre con me fixe toujours. Et je hais qu'on me fixe.
Moi : '' Bouge tes yeux ducon. ''



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|| Musiique : Tokio Hotel.*

# Posté le dimanche 19 août 2007 16:52

Modifié le lundi 25 février 2008 12:36

"La souffrance est indissociable de l'amour." Nana.

.H.ùù =). Voilà la suite. N'hésitez pas à faire un petit peu de pub xD En me relisant, j'ai remarqué un bon paquet de fautes, mais j'ai vraiment la flemme de corriger maintenant. Alors je m'excuse d'avance ! ^^' Encore une fois, donnez moi votre avis. J'espère que ça vous plaira <3.


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xx Chapitre 2 : Un con de plus ou de moins .. ||



Pourquoi est-ce que je n'arrive jamais à viser ? Il n'a même pas du éviter ma chaussure .. Car oui, c'est elle l'heureuse élue choisie pour être lancée. Je fini par me bouger le cul de ce lit.
Lui : '' Tu dors souvent tout habillée ? '' Eumh. Parce qu'il matte, l'autre ? Je raconte jamais ma vie, c'est pas lui qui la connaîtra.
Moi : '' J'ai oublier de me changer hier .. Et puis ça te regarde ? ''
Grhastine arrive et coupe le silence qui s'installait.
Mr. Grhastine : '' Bonjour Lilou. '' L'autre con sourit à l'entente de mon nom. Dégage, pour voir ?
Mr. Grhastine : '' Bon, comme tu as la seule chambre où il y a encore un lit non occupé, ce jeune homme va devoir rester ici un moment.'' Je me suis assise dans mon lit, me foutant royalement de ses paroles. Il toussote et reprend.
Mr. Grhastine : '' Donc Lilou je te présente .. ''
Moi : '' Je sais. '' Je l'avais coupé en gardant mon ton neutre. Je regardais le mur face à moi et tourne la tête vers le nouveau d'un regard vide d'expression. Oh oui, je sais. Mon visage ne laisse rien paraître, mais ma tête exploserait bien sous le poids des mots qui y sont enfermés.
Lui : '' Ben, salut Lilou '' Je prends mon Mp3, prenant bien soin de choisir ma chanson et m'installe à mon endroit habituel. Qu'est-ce qu'il vient foutre dans ma vie ce con.
Moi : '' Putain Georg, tu vas arrêter de me fixer oui ou merde ?! ''
Georg : '' Merde. '' Ah ah. Drôle. Je roule les yeux, jette mon Mp3 et appel Max.
Moi : '' Max, tu peux aller chercher Marc ? '' Quelques minutes plus tard, l'autre arrive. Je prends mes affaires.
Georg : '' Tu vas où ? '' Ca te regarde peut-être ?
Moi : '' Refaire ma teinture. ''
Georg : '' Et c'est qui Marc ? ''
Moi : '' Le gardien du couloir 3. ''
Georg : '' Et nous, c'est quel couloir ? ''
Moi : '' Le 4. ''
Georg : '' Et pourquoi tu n'y vas pas avec notre gardien alors ? ''
Moi : '' MAIS PUTAIN ! PARCE QUE LE 4 EST RESERVE AUX QUARANTAINES, ET IL EST VIDE POUR LE MOMENT ! T'AS FINI AVEC TES QUESTIONS DE MERDE, OUI ?! '' Je le vois ouvrir la bouche.
Moi : '' TA GUEULE ! '' Il la referme aussitôt.
Moi : '' Bien. '' Je m'en vais donc avec Marc chez le coiffeur, deux rues plus loin. Je n'ai pas tout dit à Georg. Si j'y vais avec Marc, c'est parce qu'il en a, lui.
Moi : '' Ecoute, Marc. J'en ai vraiment besoin là. Je sais que tu avais dit que c'était fini mais .. S'il te plait. '' Il me regarde et soupir.
Marc : '' Lilou je peux pas. ''
Moi : '' Marc .. '' Je m'arrête et le fixe, les yeux suppliant.
Marc : '' Bon, ok. Mais pas trop non plus. '' Il me donne un petit sachet de poudre.

Le coiffeur refait ma teinture noire et mes mèches rouges. Il recoupe un peu derrière et effile devant. Une fois fini, je paye et on repart. Je vais directement dans la salle de bain de ma chambre avec le petit sachet, faisant ce que j'ai à faire.
Ca fait du bien. Je n'ai pas honte de ce que je fais, j'assume entièrement. Je n'avais nullement besoin de me retrouver ici. Je suis capable de faire mes propres choix, que ça leur plaise ou non. J'ai plus cinq ans, merde ! Je jette le sachet dans la toilette et tire la chasse. Je me place devant le miroir en titubant et m'y regarde. Je souris.
Moi : '' Hinhin. '' Je commence à rire. De plus en plus fort. Je suis bien. Je suis libre. Je sors de cette pièce étroite et tourne sur moi-même, les yeux fermés. Je lève les bras pour garder un minimum d'équilibre.
? : '' Lilou ? Tu fous quoi putain ? '' Je le regarde et recommence à rire de plus belle, n'arrêtant pas mon mouvement pour autant.
Georg : '' Bordel, Lilou ! Où t'en as eu ? T'es complètement folle. '' Il sort de la chambre. Qu'il me laisse dans mon bonheur.
Moi : '' Lalalalalaaa '' Je me mets à fredonner un air inconnu. Pourquoi me priver d'être heureuse, alors que c'est si simple ? La porte s'ouvre brusquement.
Moi : '' Bonjouuuuuuur '' Je repart dans mon fou rire. Les yeux toujours fermés.
? : '' STOP ! Arrête de tourner ! Max, prend-la. Ma pauvre fille, t'es vraiment trop conne hein ! '' J'ouvre les yeux et tente de me débattre de l'emprise de Max, voyant Grhastine dans le couloir.
Moi : '' Hinhin, tu me chatouiiiiilleuuh ! Hihiiii. '' Ouuuh, pourquoi la pièce elle tourne ? Maiis, je veux pas qu'il me tienneuh !
Moi : '' Mmmmh, Maaaax, tu sens boooon !! '' Oh, tien, je le connais lui !
Moi : '' Ge .. Geoooorg ! Je savais que je te connaissais ! Hùhù, t'as vu dans mon tiroir, il y a pleiiiin de photos de vouus ! Rooh, pourquoi j'ai dis ça moi, maintenant tu vas me les prendreuuh ! VOLEUR ! GRHASTINE, IL FAUT LE METTRE EN PRISON !! ''
Grhastine : '' .. Emmène la Max. Merci Georg. ''

Moi : '' LAISSE MOI SORTIR BORDEL ! LAISSE MOI ! OUVRE CETTE PUTAIN DE PORTE ! ''
AH ! Non mais quel CON ! Pourquoi il a fallu qu'il aille prévenir le directeur ?!
Marc : '' Je suis désolée, Lil', mais je ne peux te ramener dans ta chambre que dans .. Cinq heures. Et dors maintenant ! Tu n'as pas arrêté de crier toute la nuit ! ''
Moi : '' RÊVE ! OUVRE ! ''
Marc : '' LILOU, JE PEUX PAS ! T'avais qu'à être plus discrète ! '' Plus discrète ? Sous l'emprise de drogue. Non mais il se fou de moi ? Et voilà, je me retrouve encore en quarantaine, dans le couloir 4.
Moi : '' AH, BORDEL ! '' Je frappe contre la porte.
Marc : '' Putain Lilou tu la ferme, je veux pieuter moi ! Puis tu dois être habituée à cette pièce maintenant .. '' Il rigole. Le con. Je me retrouve à poiroter pendant cinq heures. Sans musique et sans fenêtre.
Moi : '' Marc ? ''
Marc : '' Mmh. Quoi encore ? ''
Moi : '' Je m'emmerde. Alors raconte moi ta vie pour m'occuper, ça doit être drôle. ''
Marc : '' Ouais c'est ça. Allez, fais de beaux rêves. ''
Moi : '' AAAAAAAAAAAAAH .... '' Je serre les poings et continue de crier le plus fort possible.
Marc : '' OK, TU LA FERMES MAINTENANT ! C'est bon, je vais le faire .. '' Je souris. J'obtiens souvent ce que je veux. Il commence alors à me raconter sa vie, depuis sa plus tendre enfance. Finalement, c'est tout aussi chiant que d'attendre. Je baille.
Moi : '' Passionnant. Uuumh. ''
Marc : '' OH, c'est toi qui voulais, alors tu te tais et tu écoutes ! La tienne ne doit pas être plus intéressante hein ! '' J'hausse un sourcil.
Moi : '' Tu crois ça ? A partir de mes neuf ans je .. '' Je m'arrête. Je sais ce qu'il veut.
Marc : '' Eh bien, continue. '' Je sens l'ironie dans sa voix.
Moi : '' Non. Je t'avais dis que tu ne m'aurait pas, ducon. '' Il ricane. J'ai failli être prise à mon propre jeu. Je n'ai jamais raconté ma vie. A personne. Ni même à June et Heidi. Elles en savent la surface. Ce qu'il en paraît. Mais moi seule en connais le fond. Marc veut la connaître. A plusieurs reprises, il a déjà essayé de m'en arracher un bout. Mais j'ai toujours tenu bon.

? : '' Non non, je ne dirai à personne que tu as dormi. Ne t'en fais pas. '' J'ouvre les yeux et me lève rapidement.
Moi : '' Je dormais pas. '' Je lui lance un regard noir.
Marc : '' Ouais ouais ma belle. '' Il rigole et me fais un clin d'½il.
Moi : '' Je suis pas ta belle. '' Il me prend le bras et me ramène dans ma chambre. Je me dirige vers mon lit et prend mon Mp3. Je vois mon tiroir ouvert et me retourne vers Georg, assit sur son lit.
Moi : '' Connard, rend-moi ça ! T'as pas le droit .. '' Quelques larmes menacent de couler, mais je les retient, encore et toujours. Je lui arrache les photos et autres des mains.
Georg : '' Tom, je te déteste tellement je t'aime ? Uumh, intéressant. '' Il me sourit.
Moi : '' Voleur. '' Je lui lance un regard noir, comme je sais si bien les faire.
Georg : '' C'est toi qui me l'a dit, je te ferai remarquer. ''
Moi : '' T'es con Georg, tu sais très bien que j'étais pas dans mon état habituel. ''
Georg : '' Ouais, et d'ailleurs t'es vraiment conne d'avoir fait ça ! Comment t'en as eu ? ''
Moi : '' Ca te regarde ? Et puis tu fous quoi ici ? ''
Georg : '' La même chose que toi. Sauf que moi je veux vraiment m'en sortir. '' C'est quoi ce sous-entendu de merde là ? N'importe quoi.
Moi, l'imitant : '' Je veux vraiment m'en sortir, gnagnagna .. '' Je lève les yeux au ciel. C'est pas lui qui va me faire changer mes habitudes. Je passe ma tête entre deux barreaux et mets le volume de ma musique au maximum. Il arrache mes écouteurs de mes oreilles. J'attrape son poignet.
Moi : '' Non mais ça va oh ! Tu touches pas ! J'ai pas voulu que tu sois dans ma chambre, alors tu fais pas chier ! '' Je le regarde dans les yeux. Après quelques minutes il brise le silence.
Georg : '' Pourquoi t'es comme ça, Lilou ? ''
Moi : '' Pourquoi je suis comment ? Je suis comme je veux être, ok ? ''
Georg : '' Je pensais que tu aimais mon groupe, vu les photos. Mais après ta réaction lors de mon arrivé, et la façon dont tu te comporte avec moi, j'en conclu que tu nous aime pour le physique de Bill, ou de Tom plutôt. Je te voyais pas dans le genre groupie pourtant. ''
Moi : '' C'est déguelasse, comment tu te permets de juger ? Tu me connais pas. Et puis t'as lu la phrase que j'ai écrite sur Tom ? Alors si t'as un cerveau, réfléchi deux minutes, t'auras déjà un début de réponse. '' Il plisse légèrement les yeux.
Georg : '' Je te déteste tellement je t'aime .. Oh, Lilou .. ''
Moi : '' Ta gueule pour voir ? '' Il me prend dans ses bras et mes larmes inondent son t-shirt. Bordel, pourquoi il faut que je me mette à chialer pour un rien ? J'essaye de me débattre pour partir de ses bras, mais il est bien plus fort que moi.
Moi : '' Laisse moi Georg. Laisse moi putain ! Vous me rappelez trop de choses, pars. Pars de ma vie. Je veux plus de vous. Et encore moins de ta pitié. ''
Georg : '' Lil' calme toi. Même si je le voulais, je ne pourrais pas partir et tu le sais. Arrête de faire la conne. '' Il finit par me lâcher.
Moi : '' Je sais faire que ça de toute façon. '' Je remets mes écouteurs. Il continue de me regarder mais fini par baisser les yeux et sort de la chambre. Quelques heures après, Max m'apporte la bouffe.
Max : '' Tu sais que c'est con de tout gaspiller ? '' Je ne le regarde pas.
Moi : '' Je gaspille pas. '' Je le toise un instant du regard et reprend mon occupation. Une fois la porte fermée, je regarde par la fenêtre.
Moi : '' Ce sera quoi aujourd'hui ? Fenêtre ou toilettes ? '' Je ris silencieusement en versant le contenu de mon assiette dans la rue. Max vient rechercher mon plateau.
Max : '' Alors, c'est quoi cette fois ? ''
Moi : '' Fenêtre. '' Il repart. Et Georg réapparaît.
Georg : '' Bien mangé ? '' J'hausse un sourcil et rigole.
Moi : '' Ca ce voit que tu es nouveau toi. '' Il me regarde étonné et, finalement, s'allonge sur son lit.
Moi : '' Georg, je peux te poser une question ? ''
Georg : '' Je t'écoute. ''
Moi : '' Pourquoi t'es ici ? ''
Georg : '' Je t'ai déjà répondu Lil'. ''
Moi : '' Mais non, je sais. Mais pourquoi t'es ici, en Belgique. Et pas en Allemagne. ''
Georg : '' Tu ne me racontes pas ta vie, je ne te raconte pas la mienne. '' Je souffle.
Moi : '' T'es chiant. ''

Ca fait une semaine que Georg partage ma chambre. On ne parle pas vraiment, sauf un « Salut » de temps en temps. On a apprit à respecter le silence de l'autre. Aujourd'hui c'est les visites. Je suppose que Ju et Heidi vont venir. Et comme prévu, Max me dit de venir. Elles sourient en me voyant, me faisant chacune la bise.
Moi : '' Salut. '' Je leur souris également. On se dirige vers les chaises.
Ju : '' Tu sais pas la dernière ? Heidi à des visions ! '' C'est quoi encore cette histoire .. !

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|| Musiique : Indochine.*

"La souffrance est indissociable de l'amour." Nana.

# Posté le mercredi 29 août 2007 17:42

Modifié le mercredi 06 février 2008 13:23

L'enfer du rêve.

 L'enfer du rêve.
Hùù, bonjouuur (: Ou bonsoir plutôt >< Je suis désolée, mais j'ai vraiment moins le temps pour continuer cette fic. No stress, je ne l'arrête pas ! Au contraire. Mais pour le moment, le chapitre trois est en cour .. depuis quelque temps x) Doonc, pour vous faire patienter, je vous mets une one-shot que j'avais commencé à écrire il y un petit temps. Je l'ai écrite pour elle* Voilà ma chérie, je l'ai enfin fini (: J'espère qu'elle te plaira. (Je t'aiime.) Dites moi ce que vous en pensé. Bonne lecture <3




xx L'enfer du rêve.



-Maiiis ! J'en sais rien moi ! Toutes ces questions .. Bordel j'ai pas réponse à tout !
-Je sais .. Excuse moi.
-Et ARRÊTE de t'excuser, s'il te plait !

La petite brune ferma les yeux, et respira un grand coup pour se calmer. Elle caressa la joue du chanteur de sa douce main.

-...
-Tu veux que je te dise ? Tu as choisi cette vie. Alors assume. Oui, c'est dur. Mais merde, arrête de te plaindre. Tu as eu la chance de réussir ta vie en réalisant tes rêves, et tu viens à peine d'être majeur. Tu te rends compte le nombre de gens qui t'envient ?
-Mais je ne voulais pas de cette vie bordel ! Je voulais pas !

Le brun se mit alors à sangloter. Il avait dit cette phrase avec autant de désespoir dans la voix qu'il est possible d'en mettre. Il regardait à présent la jeune fille en face de lui d'un regard rempli de remord. Elle l'avait empêché de sauter. Ils étaient maintenant tous les deux là, en haut de ce building. Il voulait partir. Ne plus jamais revenir. Ne plus avoir à subir toute cette pression. Ne plus avoir à justifier le moindre de ses faits et gestes. Ne plus avoir à toujours être à la hauteur. Il voulait avoir le droit d'être lui. Avoir le droit de sortir avec ses copains, comme un adolescent de son âge le ferait. Avoir le droit de voir un bon film à 20h, un paquet de pop-corn sur les genoux. Avoir le droit de se promener dans la rue, quand il fait beau. Avoir le droit de courir sous la pluie, pour le plaisir. Avoir le simple droit de vivre sa vie. Mais le destin en a décidé autrement. Il avait un rêve. Il avait une passion. Et il a réussi à faire sa vie à l'aide des deux. Que demander de plus ? Oh oui, au début c'était bien. Vraiment bien. Il n'y avait que les bons côtés. Mais le rêve s'est transformé en cauchemar. Le paradis a sombré dans l'enfer. Et le rose a déteint en noir. Le maquillage a trop souvent coulé. Il voulait quitter ce monde basé sur l'avarice et l'égoïsme. Il voulait être libre. Ne plus devoir suivre ce qu'on lui disait. Au début, son style était le reflet de sa personnalité. Désormais, il n'est qu'un pur produit de marketing. Tout est question d'argent. Il ne se reconnaît plus. Et son frère non plus d'ailleurs. Il regarda la rue quelques mètres plus bas. Les images d'enfance lui revenant à l'esprit. Il repensa à leur premiers 'concerts' devant quatre personnes. Ils étaient fiers. Leurs petits yeux remplis d'étoiles. La tête remplie de rêves plus beaux les uns que les autres. Mais aujourd'hui c'est avec un petit rire noir qu'il essuya les larmes sur sa joue. Je ne suis plus rien pour vous. Ils avaient même perdu leur meilleur ami. Bien sûr, ils ne voulaient pas que tous ça se passe de cette manière. Mais ce n'étaient plus à eux de tous contrôler. On décidait à leur place. Bienvenue dans la cours des grands.Toujours ces faux sourires. Faire semblant d'être heureux. Perdu dans ses pensées, il en avait presque oublié la présence de la jeune fille. Il releva la tête, et la regarda. Un mince sourire parcouru son joli visage, et elle tendit le bras pour lui rendre son collier.


Cha' marchait dans la rue. Il était fort tôt, mais après s'être réveillée à 4h du matin, elle n'avait pu retrouver le sommeil, trop encombré de diverses pensées. Un magnifique ciel couvert d'étoiles s'offrait à elle, et l'envie soudaine de courir la pris d'assaut. Une bouteille d'eau à la main et ses écouteurs dans les oreilles, elle ferma les yeux et respira une grande bouffée d'air frais. Courir était une de ses passions. Elle se sentait bien. Elle se sentait libre. Il était tôt, et personne ne pouvait faire intrusion dans cette liberté. Elle ralentit un peu, jusqu'à arriver à un pas de marche.

-Dis moi. C'est quoi, ce collier ? Raconte moi son histoire. S'il te plaît.

Elle s'assit au bord de l'immeuble, les jambes flottant dans le vide, puis regarda Bill de ses yeux d'enfant.

-Tu n'as pas peur que je saute ?
-Je te fais confiance.

Il la fixa durant quelques instants, avant de soupirer et de s'installer à ses côtés.

-C'est Andréas qui me l'a donné.
-Andréas, votre meilleur ami n'est-ce pas ?

Il la fixa à nouveau pendant quelques secondes avant de répondre.

-Oui, notre meilleur ami. Il en avait trois comme ça. Tu vois, ce dessin ?

Il retourna le médaillon qui pendait au bout d'une fine chaîne dorée et le montra du doigt. Cha' le regarda attentivement, et parvint à distinguer -malgré la nuit noire- une étoile dans laquelle était gravé un signe indescriptible formé de ces trois lettres: TAB. Le brun continua son récit.

-Ce sont nos initiales. Tom, Andréas, et Bill. On avait une petite cabane dans un parc, que l'on avait fabriqué pendant notre enfance. Et l'on y avait gravé ce signe. Unis, à la vie à la mort. C'était notre devise. Et lors de nos treize ans, Andréas nous a offert ce médaillon. On le porte toujours. Comme un porte bonheur, si tu veux.


Cha' vit alors quelque chose de brillant tomber devant elle. Et ce quelque chose s'avéra être une chaîne. Elle la ramassa et la fît glisser entre ses fines mains. Ce bijou était vraiment beau. La petite brune leva la tête, pour comprendre sa provenance. Et la bouteille lui échappa des mains. Une larme coula le long de sa joue alors qu'elle dévalait les escaliers pour atteindre le toit. Elle n'avait pas rêvé, un jeune homme était bel et bien là haut, au bord du vide. La chaîne devait lui appartenir.

-Ne fait pas ça !

Elle cria le plus fort qu'elle put. Mais quand le brun se retourna, de nouvelles larmes se mirent à couler de ses beaux yeux vert-bruns. Non. Pas lui.


Le chanteur regardait à présent le collier. Il se mordit la lèvre inférieur et ferma les yeux. Il était perdu et ne savait plus comment agir. Unis, à la vie à la mort. Ces mots raisonnaient dans sa tête. Ils n'étaient plus unis. Alors à quoi bon continuer. Leur rêve, les deux frères l'avaient vécu avec lui. Lui qui avait toujours été là pour les soutenir dans les moments les plus difficiles. Mais maintenant, il était parti. Et la vie qu'ils menaient n'était plus la leur.

-Tu as raison. Je ne devrais pas me plaindre. Mais j'ai tout perdu. Jusqu'à mon meilleur ami. Je me suis perdu moi-même. Ce n'est pas ça dont je rêvais. Je voudrais revenir en arrière, mais je ne peux pas.
-Les rêves sont fait pour être rêvés, et non pas pour être réalisés. Et certains ont la chance de les vivres, malgré tout. Mais un bonheur n'arrive jamais seul, tu sais. Et la mort n'est pas une solution. Il ne faut pas fuir ses problèmes, mais les affronter. Alors à la place d'un retour en arrière, pense plutôt à un pas en avant. Ne reste pas bloqué sur ton passé. Pense à ton présent, et à ton futur. Tu peux changer les choses. Il faut y croire.
-Tu y crois, toi ?
-Oui. Mais ce n'est pas à moi de le faire.

Bill la regarda un moment, avant de se laisser tomber sur la pierre froide du toit. Il était maintenant couché et regardait le ciel, les yeux perdus dans ses pensées. La brunette se coucha à ses côtés et pris sa main dans la sienne. Il tremblait. Une larme coula le long de la joue mouchetée de tache de rousseurs de la jeune fille. Voir quelqu'un pleurer, et en l'occurrence son idole, la touchait au plus haut point, et elle n'avait pu retenir cette nouvelle larme plus longtemps. Bien qu'elle ne soit pas croyante, elle priait de tout son coeur pour que le chanteur n'en vienne pas à en finir. Celui-ci se mit à jouer avec les doigt de Cha'. Elle tourna sa tête dans sa direction et lui souris. Bill brisa le silence qui s'était installé.

-Tu sais, ça fait longtemps que je ne me suis pas senti aussi bien. Et j'aimerai vraiment que cette sensation dure toujours. Je pensais que ce serait pareil, la célébrité. Mais c'est tout le contraire. On est trop jeune pour supporter ça.
-Personne ne t'y oblige.
-Je .. Non. Ce n'est pas faux.
-Pourquoi as-tu jeté le collier, au fait ?

Il était surpris de cette question si soudaine, mais il est vrai qu'elle ne l'avait pas encore posée.

-Et bien .. Je ne sais pas. Peut-être me suis-je dit que ce serait plus facile ainsi.

Il n'avait, à priori, pas vraiment de réponse à cette simple question.

-En gros, tu es un lâche.

Bill sursauta, car le silence qui avait suivi sa réponse dura bien une dizaine de minutes. Il se releva à moitié et regard Cha' d'un air incrédule.

-Pardon ? Si c'est pour m'enfoncer que tu es montée, merci c'est bon, tu peux me laisser sauter.

Il lâcha la main de la jeune fille et s'assis dos à elle, la tête coincée entre ses genoux.

-Si tu réagis comme ça, c'est que tu penses comme moi. Tu as jeté cette chaîne car tu pensais que ce serait plus simple. Je traduis ça par de la lâcheté : en l'enlevant, tu n'as plus votre promesse pour te retenir. Je me trompe ?

La brunette s'étonnait elle-même de l'assurance et de la dureté dont elle faisait preuve. En tout cas, elle espérait que cela fonctionnerait. Du plus profond de son âme. Elle regarda le chanteur avec tristesse. Le silence qui pesait répondait mieux que n'importe quelle phrase à la question posé par Cha'. Elle fit face au dos de Bill et l'entoura de ses bras, posant sa tête dans ses cheveux ébène.

-T'as le droit d'être lâche tu sais.

Cette phrase glissa en un murmure dans l'oreille du garçon qui ne bougea pas pour autant. Ils restèrent ainsi durant de longues minutes. Mais ils étaient bien. La fraîcheur matinale finit par prendre le dessus, et la jeune fille sentit le corps faible de son idole trembler sous ses bras. Son idole. Ces mots résonnèrent dans son esprit. L'image qu'elle avait de lui était si différente de cet être si fragile qu'elle tentait de protéger. Il y avait ce chanteur, sûr de lui, toujours au plus haut de sa forme. Celui qui parlait toujours de sa vie comme s'il racontait un rêve. Celui qui riait des blagues puériles de son frère pendant les interviews. Celui qui tenait deux heures entières sur une scène, sans se fatiguer. Et puis il y avait l'autre. Un gamin devenu adulte trop vite. Devant supporter des responsabilités trop lourdes pour ses fines épaules. Devant sourire pour cacher ses pleurs. Devant mentir pour garder sa place. Un gamin qui, pour vivre son rêve, vivait désormais un cauchemar. Au point de vouloir en finir. Au final, ce n'était pas son idole dont elle serrait le corps. C'était un simple garçon prénommé Bill, ayant des hauts et des bas. Tout comme elle. Elle sortit de ses pensées, le sentant à nouveau trembler. Elle se leva soudainement, un sourire nouveau aux lèvres. Elle le regarda, la main tendue. Après quelques minutes de réflexions de la part du chanteur, il pris cette main et se leva à son tour.

-Viens avec moi, je sais ce qu'il te faut.

Il n'eut pas le temps de répondre qu'elle l'entraînait déjà dans les escaliers à vive allure. Ils finirent par arriver dans une petite plaine de jeu, déserte à cette heure-ci.

-Tu aimes courir ?
-Quoi ?

La brunette répéta sa question, une pointe d'excitation luisant dans ses yeux.

-Euh .. Je sais pas.

Ne prêtant pas attention à la réponse qu'il lui donna, elle remit un de ses écouteurs dans son oreille et commença à courir sur un chemin prévu à cet effet. Comme elle l'espérait, Bill la suivit.

-EH ! ATTEND MOI !

Il se rendit compte qu'il ne connaissait pas encore le nom de cette mystérieuse jeune fille. Il se mit à courir, mettant cette pensée de côté. Il finit par la rattraper. Une fois à sa hauteur, il la regarda en quête de réponse au pourquoi de cette situation. Auquel elle ne prêta bien entendu aucun intérêt. Il se contenta donc de la suivre. Leur rythme n'était pas très rapide, ce qui lui convenait assez. Quelques minutes plutard, elle s'arrêta.

-Je viens souvent ici quand je vais mal. Je t'assure, ça fait vraiment du bien.

Il regarda aux alentours et s'aperçu qu'elle l'avait emmené sur une piste d'athlétisme.

-Je te présente mon club. Viens, on court un peu.

Il ne dit toujours rien, se contentant encore de la suivre. Ils firent un tour de piste sans un mot. Leur pas rythmés par leur respiration, tantôt rapide, tantôt plus lente. A la moitié du deuxième tour, Bill se rendit compte qu'il ne lui avait toujours pas demandé son nom.

-Appelle-moi Cha'. Simplement Cha'.

Le garçon miaula et regarda la jeune fille avec un regard amusé. Celle-ci le regarda également, mais plus étonnée qu'autre chose. Elle fit une grimace et rigola avec lui. C'était la première fois aujourd'hui qu'il riait franchement. Au début du quatrième tour, Cha sentit que le chanteur se fatiguait un peu, et se mis au pas de marche.

-Merci.
-C'est normal, tu n'as pas l'habitude de courir n'est-ce pas ? Il ne faut pas trop forcer non plus !

Il sourit.

-Quoi ?
-Je sais courir tu sais ! Merci pour ce soir. Merci de me faire passer quelques heures comme je n'en connaissais plus. Merci de me faire sourire, et rire. Merci de me voir comme celui que je suis, et non celui que je fais paraître. Merci de me faire voir une facette de la vie dont je n'avais plus conscience. Merci de me faire revivre, simplement.

Elle lui répondit par un sourire timide et le regarda, avant de se remettre à courir. Il démarra au quart de tour et la suivi. Ils firent la course, mais se fût évidemment Cha qui gagna.

-Je suis deuxième au 400 mètres.
-Tu ne pouvais pas me le dire plutôt ? Je suis crevé pour rien maintenant !

Ils se remirent à rire avant de se coucher à même la piste, le souffle coupé par le sprint final. Couchés comme ils l'étaient sur le toit. Alors Bill lui reprit la main et joua de nouveau avec ses fins doigts. Les voitures commencèrent à se faire plus fréquentes, et petit à petit les rues s'animèrent, malgré l'heure encore matinale.


Bill passa la porte de sa maison et son frère se rua sur lui.

-Mais putain Bill ! J'ai eu la peur de ma vie ! Tu n'as répondu à aucun de nos appels ! Où est-ce que tu étais ? Qu'est-ce que tu faisais ?
-J'ai rencontré un Ange.

Chaque nuit, le chanteur et la jeune fille se retrouvaient sur ce toit. Et à chaque aurore, ils couraient sur leur piste. C'était leur secret. Le sentiment qui les liait aurait paru semblable à l'amour pour quiconque les verrait. Mais cela était bien plus fort encore. A la fois inexplicable et incompréhensible pour une personne ne le vivant pas. Mais tellement parfait et unique pour deux être dont le c½ur n'avait pas besoin de mots pour s'exprimer. Ils se comprenaient. Se complétaient. Savaient tout l'un de l'autre. Bien plus forte que toutes les amitiés naissant sur cette planète, la leur était inégalable. Aucune phrase n'aurait pu la définir, et ils n'en avaient nullement besoin. L'important était qu'eux seuls le comprennent.


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|| Musique : Breakaway - Kelly Clarkson.*

# Posté le mardi 18 septembre 2007 16:34

Modifié le samedi 12 janvier 2008 13:37

"L'ironie du sort, c'est la face cachée de notre destin." Paul Guimard

Biien le bonjour les gens :). Mouarf, ça faiit longteemps ^^'
Alors, beaucoup de chose aujourd'huii. D'abord, cecii : [ Je te haiis Darliing :) ]


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Je me suis faiit taguée par Elle.

LES " TAGUES " DOIVENT ECRIRE SUR LEUR BLOG 7 CHOSES A LEUR
PROPOS, AINSI QUE CE RÈGLEMENT.
VOUS DEVENEZ ENSUITE TAGUEUR.
ENSUITE, VOUS DEVEZ TAGUER 7 AUTRES PERSONNES ET LES ENUMERER SUR VOTRE BLOG.
VOUS LAISSEZ ALORS SUR LES BLOGS QUE VOUS SOUHAITEZ TAGUER, UN COMMENTAIRE
LEUR INDIQUANT QU' ILS ONT ETE TAGUES EN LES INVITANT A LIRE VOTRE BLOG.




7 CHOSES QUE JE SAIIS FAIIRE :
- Jouer de la batteriie.
- Ecouter de la musqiique.
- Parler un peau beaucoup trop.
- Rêver.
- Ecriire.
- Passer des heures au téléphone.
- Orgasmer en liisant des fiics twiincest ^^ ( Je laiisse x'D)

7 CHOSES QUE JE NE SAIIS PAS FAIIRE :
- Me concentrer sur quelque chose que je n'aiime pas.
- Me passer de musiique.
- Me passer de mes Elles*.
- La cuiisiine T_T
- Me passer de téléphone.
- Me passer de liire.
- Me passer d'écriire.


7 GROUPES / CHANTEURS QUE J'AIiME :
- Red Hot Chiilii Peppers.
- Green Day.
- 30 Seconds To Mars
- System Of A Down.
- No Name's Biilliie [ =D]
- Evanescence.
- Tokiio Hotel.


7 CHOSES QUE JE DIIS SOUVENT :
- Sa mèèèèère.
- Putaiiiiin de bordeeeel de meeerdeee.
- Genre.
- Tu voiis.
- Je vaiis mouriir/
- Mouuuh *_*
- Was ?

MES 7 VIICTIIMES :
- Cha' <3.
- Dyl' x3.
- Jum's (Ou Chouke pour les iintiimes x'D)
- Liia :).
- Cette demoiiselle ^^.
- Mariine n.n.
- Ces deux miiss =P.

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Voilà è_é
Mouarf, c'est trop con quand même x'D Ah, & je tiiens à m'excuser auprès des taguées ^^'. Je compatie vous savez *_*. Siinon, j'aii enfiin écriit la suiite x') Bon, j'suiis pas très sûre de moii sur ce coup là m'enfiin. Donnez-moi vos aviis :).



_ x x # x x _



xx Chapitre 3 : Tout dans le paraître. Comme toujours. ||


Moi : "Tu m'en diras tant." J'essaye tant bien que mal de prendre un air intéressé.
Heidi : "Mais bordel Ju, je te promet que c'était lui !"
Moi : "Qui lui ?"
June : "Bah Georg." C'est vrai, suis-je bête, ça coule de source .. ! Non mais je vous jure.
Moi : "Et ? Il a quoi Georg ?"
Heidi : "Rooh, mais tu suis rien putain !" Ah bon, tu crois ?
June : "Heidi est persuadée d'avoir vu Georg ici !"
Moi : "Bah. Logique, il est dans ma chambre." Je les regarde tour à tour et ne peut m'empêcher de rigoler.
Moi : "Les filles, si vous voyez vos têtes !"
Heidi : "AH, TU VOIS, J'AI PAS RÊVE !"
June : "Et c'était qui avec lui alors ?"
Heidi : "Baah .. Je sais pas, un producteur, manager ou quoi, non ?"
...
Elles continuent dans leur conversation. Et moi, je m'endors légèrement là.
June : "LILOU EUH !" Je sursaute ..
Moi : "Hein, quoi ?"
Heidi : "Bah alors, répond nous !" C'est quoi cet air blasé là ?
Moi : "De ?"
June, consternée : "Ben il fait quoi dans ta chmbre ?!"
Moi : "Qui ?" Quoi, qu'est-ce que j'ai encore dit moi ? Je les vois échanger un regard et soupirer d'une même voix.
Heidi : "Bon, je recommence." Elle inspire profondément et commence en articulant chaque mot.
Heidi : "Qu'est. Ce. Que. Georg. Fait. Dans. Ta. Chambre ?" Elles me regardent maintenant toutes les deux. J'hausse les épaules.
Moi : "Bah il est en cure comme moi, pourquoi voulez-vousqu'il soit là sinon ?"
June : "Mais .."
Heidi : "Enfin .."
June : "Ca te fais rien ?"
Heidi : "De partager ta chambre avec Georg ?" Ok, je comprend maintenant.
Moi : "Non. Et puis ce con il m'a dénoncée à Grhastine, je suis retournée en quarantaine à cause de lui !"
Heidi & June : "Pourquoi ?"
Moi : "Bah j'en sais rien, il est con, c'est tout."
June : "Non, mais pourquoi t'es retournée en quarantaine ?!" Je vois Heidi froncer les sourcils.
Heidi : "T'as refais une crise ?"
Moi : "Mais noon. J'ai juste pris un peu de poudre, c'est tout !"
Heidi : "C'EST TOUT ?!"
June : "Lil' .. Pourquoi tu fais ça ?" Elles me regardent avec .. avec .. avec de la pitier ?!?! Je me lève et frappe la table des mains.
Moi : "Je vous fait pitier, c'est ça hein ! Vous avez honte ! J'ai pas besoin de vous de toutes façons. Alors laissez-moi vivre ma vie et barrez-vous." Mon ton était froid. C'en était le but.
Heidi : "Je .."
June : "Mais .." On dirait des poissons. Je ris jaune et pars vers ma chambre. Je croise Georg dans le couloir.
Georg : "Je te comprendrai jamais."
Moi : "Il n'y a rien à comprendre, Geo' ." Je retourne dans ma chambre, quand j'entends un portable sonner. Une minute, un protable ? Je me retourne et vois Georg fouiller dans ses poches.
Moi : "Putain, tu fous quoi là ? C'est interdit les portable ici." Encore une fois, j'ai dit cette phrase d'un ton sec, plus que ce que je n'aurais voulu. Je baisse furtivement le regard, désolée. Il sourit.
Georg : "Se droguer, tu penses pas que c'est interdit ici ?" Tiens, <Regard Noir, Le Retour.> ..
Georg : "Enfin bref, la différence, c'est que moi je suis une star ma petite Lilou."
Moi : "Pathétique." Je reprends ma route, mais à l'inverse de mes habitudes, je ne vais pas à ma fenêtre. Je m'assois sur mon lit et regard le tiroir de ma table de nuit. Hésitant légèrement, je l'ouvre. Merde. Je n'y avais plus touché depuis un mois maintenant. Ma main, tremblant plus qu'à l'ordinaire (Si, c'est possible ..), se pose sur la première photo. Celle qui Georg avait prise. Tom. J'exerce une pression tellement forte qu'elle se froisse légèrement. Je reste là, à la fixer, pendant de longues minutes. Finalement, Georg entre ce qui me fait sursauter. Il voit la photo dans mes mains, et je m'empresse de la fourrer dans ma poche.
Moi : "Geo' tu fais chier, tu sais pas frapper avant d'entrer ?"
Georg : "C'est autant ma chambre que la tienne, Lil'." Mes traits se crispes, frustrées. Je sers les poings et je suis sûre qu'il peut lire toute ma colère dans mon regard. Inutile de poser la question, je ne connais pas moi-même la source de cette colère. Il ne faut jamais chercher à me comprendre, car plus on essaye, moins l'on a de change d'y arriver. Peine perdue, désolée. Je me couche sur mon lit et le regarde.
Moi : "Tu fous quoi là ? T'es pas censé aller bouffer ?"
Georg : "Si, ici. Je voulais pas te laisser seule." Je cherche l'ironie dans sa phrase. Mais il n'y en a pas, c'est ça le problème. Je lui lance un sourire hypocrite qui disparaît quelques secondes après. Au même moment, Max arrive, avec deux plateaux cette fois.
Max : "Bon ap' les amoureux !" Il ricane. Non, je ne vais pas m'énerver.
Moi : "Tu peux répéter là ? Lui et moi, y aura jamais. Alors t'oublie ok !?"
Max : "Pourtant 'faudrait être vachement accro pour te supporter .."
Moi : "Je t'em....."
Max : "M'emmerde, oui, je sais Lilou." Il part et referme la porte. J'enrage.
Moi : "AH ! Mais quel CON ! Il m'énerve !"
Georg : "D'un côté, tu le cherches aussi un peu .."
Moi : "Georg, ta g...."
Georg : "Gueule, oui, je sais. Tu vois, t'es trop prévisible Lilou."Je veux répliquer, mais rien ne sort. Je me contente de manger. Oui, je mange. Merde, une fois n'est pas coutume.
Le reste de l'après-midi s'est passé normalement, pareille aux autres. Georg va dans la salle de bain, prendre sa douche sans doute.Je me rappelle que j'ai toujours la photo dans ma poche. Je profite donc de l'absence de mon colocataire pour la ressortir. Et la déchirer. Les morceaux tombent doucement à terre. Ils me rappellent ces flocons de neige. Je les observe, silencieuse.
Georg : "Lil' tu peux le dire si ça ne va pas tu sais." Je sursaute, le fuyant du regard et me mords la lèvre inférieure. Il avance et s'assoit à côté de moi. Ne pas pleurer. Non, ne pas pleurer. Je suis forte, merde. Faux. Je suis faible. Mais je paraît forte. Toujours dans le paraître. Voilà ce que personne ne sait.
Moi : "J'en ai marre de faire semblant, Georg."
Georg : "Alors arrête."
Moi : " .. Prend-moi dans tes bras."Je me retourne vers lui et le regarde de mes yeux d'enfant. Il m'entoure de ses bras protecteurs et je glisse ma tête dans son cou. Ses cheveux sentent la pomme. Il a utilisé mon shampoing. Quelque chose ressemblant à un léger sourir naît sur mes lèvre le temps d'un instant. Je murmure un "merci" à son oreille, ferme les yeux et me laisse bercer par cet univers appaisant que sont ses bras. Sentiment que je n'avais plus connu depuis bien longtemps.
Moi : "Faut pas me croire, tu sais. Je suis pas forte en réalité."
Georg : "Je sais Lilou. Mais tu l'es plus que tu ne le crois."
Moi : "Je ne veux pas que les gens aient pitier de moi."
Georg : "Arrête, tu n'as pas besoin de te justifier. Et puis tu sais, ce n'est pas de la pitier que ces personnes éprouvent envers toi, mais plutôt de la tristesse."
Moi : "C'est pareil."
Georg : "La différence, c'est qu'ils t'aiment." Je me retrouve maintenant sur ses genoux, la tête toujours nichée au même endroit et appuyée contre son torse. Mes jambes repliées contre moi-même. D'une main, j'agrippe son t-shirt et le sers fort. Il ressert alors ses bras autour de moi.
.. Et je pense que je me suis endormie.

Quand je me suis réveillée, il devait être dans les quatre heure du matin. C'est à dire il y a une demie heure. Je l'ai déjà dit, je ne dors généralement pas beaucoup. Ce qui fait que si je m'endors tôt .. Je me réveille tôt. Pourquoi il a fallu que ses bras soient si .. agréables ? Maintenant, j'attends. Avec mon Mp3. Brian Molko dans mes oreilles. 'Don't give up on the dream. Don't give up on the wanting. And everything that's true. Don't give up on the dream. Don't give up on the wanting. Because I want you too." (Ne renonce pas à tes rêves. Ne renonce pas à tes désirs. Et à tout ce qui est vrai. Ne renonce pas à tes rêves. Ne renonce pas à tes désirs. Parce que je te veux aussi.) Je prends un cahier et me mets à écrire. Quoi ? Je ne sais pas. Tous ce qui me passe par la tête. Dès qu'une page est fini, je la déchire avant de souffler ces petits flocons par la fenêtre. Je les observe, glisser dans l'air, au rythme du vent. Et je commence une nouvelle page. Ainsi de suite, jusqu'à ce que les premiers rayons du soleil appraîssent. Georg fini par ouvrir les yeux. Pas trop tôt. Ses lèvres bougent, mais aucun son ne sort .. ?! Et pourquoi il fait des gestes bizarres ? J'enlève mes écouteurs :
Moi : "J'pige quedal Geo' j'ai ma musique."
Georg : "Oui bah justement, je te disais que tu m'avais réveillé avec ta putain de musique !" Moh. Il a un sommeil plus lourd d'habitude !
Moi : "C'est pas fort pourtant."
Georg : " .. Je comprends pas comment tu n'es pas encore devenue sourde !"
Moi : "M'en fou." Et je remets mes écouteurs .. Que Georg se fait une joie d'enlever trois minutes plutard.
Moi : "Putain Geo' tu sais très bien que je ne supporte PAS que tu fasses ça !! Alors arrête putain de bordel de merde !" Commencer la journée par un regard noir, c'est pas très joyeux. Il l'a cherché.
Georg : "Tu devrais vraiment apprendre à te contrôler, au lieu de gueuler toutes les trois secondes ! Et arrête avec ce regard Lil'. Je le connais par coeur." Pas étonnant.
Georg : "M'enfin, tout ça parce que je voulais te poser une question, t'es vraiment impossible comme fille hein !"
Moi : "Bon tu la poses ta putain de question ? On va pas y passer la journée non plus !"
Georg : "Euh oui, donc je te demandais pourquoi tu mets toujours des colles-roulés ? Ca me perturbe depuis un petit temps maintenant."
Moi : "T'as jamais vu des gens en colles-roulés ? Putain Geo' là t'es vraiment balaud. Me déranger pour une question stupide."
Georg : "Mais OH ! T'énerve pas bordel ! Et puis non, je n'ai jamais vu quelqu'un porter des colles-roulés la nuit, figure-toi !"
Moi : "Bah .. T'en connais une maintenant. Tu vas pouvoir dormir tranquil."
Georg : "Lilou ! Mais t'as tes règles ou quoi ? T'es chiante aujourd'hui !
Mloi : "Oui ben peut-être que j'ai pas envie de te raconter ma vie, ok ?! Laisse-moi putain." Je remets mes écouteurs et m'enferme dans la salle de bain. Je suis face au miroir. Et baisse mon colle-roulé. Je ris nerveusement en le remontant vite. Je ne m'y habituerai jamais. Mais je l'ai mérité. Je prends le gel douche et le jette violemment contre le miroir qui se brise. Georg crie et me demande si je vais bien. J'ouvre le verrou et sors de la salle de bain. Se regard rempli d'inquiètude se plonge dans le mien, avant d'aller se poser sur les débris de verre. Mes écouteurs toujours bien dans les oreilles, je retourne à ma fenêtre. Tiens, il neige.

-

|| Musiiques : Tokio Hotel, Evanescence, Placebo & 30 Seconds To Mars. *


Piix : Je l'aime mon Georgounèè.

P.s: Déjà j'espère que cette suiite vous a plu ^^ & puii je voudrais faire un peu de pub pour une de mes lectrices. Je vous présente donc Liia (Ouiiii, je saiis, une des taguées xD Encore désolée *_*). J'adore sa fiictiion, alors sii vous avez le temps (& puiis tantpiis, vous avez qu'à prendre le temps xD) allez faiire un tour chez elle. Et puiis ce n'est pas qu'une fiic', non non. Allez-y, vous verrez biien ;)

& Aussii --> CLiiQUE.

"L'ironie du sort, c'est la face cachée de notre destin." Paul Guimard

# Posté le mardi 02 octobre 2007 17:28

Modifié le mercredi 06 février 2008 13:24